Montres Joaillieres

Les montres joaillières associent la précision horlogère au savoir-faire des joailliers et des orfèvres. Les grandes maisons de luxe imaginent des modèles de montres bijoux toujours plus sophistiquées dans les mouvements, toujours plus élégantes. Lire la suite
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La montre joaillière, une si longue histoire


Il fut un temps, certes lointain, où les métiers d’horloger et de joaillier ne faisaient qu’un. L’apparition de la montre remonte en effet à la fin du XVe siècle, et à cette époque les garde-temps étaient en réalité des bijoux portés sur les vêtements tels des signes de richesse et de puissance, ornés de pierres fines, de peinture sur émail à partir du XVIe siècle… Le travail tout en finesse des métaux est prioritaire sur la précision des montres, jusqu’à l’invention du spiral réglant (qui permet au balancier d’osciller de façon régulière) par Huygens, en 1675. Les premières montres peuvent donc être qualifiées de montres joaillières, jusqu’à l’intervention d’un certain Jean Calvin. En 1541 en effet, le réformateur protestant installé à Genève depuis cinq ans, interdit purement et simplement, au nom de la morale, les signes de richesse et le port d’objets décoratifs. La conséquence est double : les joailliers et les orfèvres se replient sur l’activité horlogère, qui se développe largement en Suisse, mais les montres adoptent un rôle purement fonctionnel, donner l’heure sans ostentation aucune. Cette période voit la naissance de la Maîtrise des horlogers de Genève, première corporation horlogère, et le développement de l’horlogerie suisse, qui reste aujourd’hui encore la référence du secteur. Elle signe en parallèle la mise en sommeil des montres joaillières. Le silence va durer un siècle. Les premières véritables montres décoratives apparaissent en effet au milieu du XVIIe siècle. Les cadrans sont peints et émaillés, ourlés de pierres fines. Un saut dans le temps nous emmène ensuite au XIXe siècle, et à la grande mode des montres de col, des pièces dans lesquelles se rejoignent (enfin) la haute joaillerie et la haute horlogerie. Citons en exemple et pour illustration une montre au mouvement mécanique à remontage manuel par la couronne, dont le boîtier est en or jaune 18 carats est incrusté de perles et le cadran émaillé de blanc.

Les Maisons pionnières des montres joaillières


Les montres de dame vont finalement renouer un lien étroit entre horlogerie et joaillerie, à partir du XXe siècle. La Maison pionnière se trouve logiquement en Suisse, et il s’agit de Piaget, qui crée des montres pour femmes et hommes à partir des années 1930, mais imprime les premières de son savoir-faire joaillier. On doit ainsi à Valentin Piaget des montres-manchettes et des montres-sautoirs en or, parées de pierres précieuses et de pierres fines. La joaillerie vient draper le mouvement imaginé dans la manufacture de la Côte-aux-Fées, dont le calibre 9P à remontage manuel qui signe pour Piaget l’avènement de l’ultra-fin avec ses 2 mm d’épaisseur. La Maison Piaget fait donc de la montre joaillière une marque de fabrique, avec de grandes premières telles que les pierres assemblées dans le cadran de la Collection du XXe siècle, dès 1963 ou, pour les hommes, la montre Polo entièrement en or lancée en 1979. Aujourd’hui encore, l’utilisation des pierres ornementales en horlogerie est une signature Piaget. En témoigne la récente collection Limelight Gala et ses montres en or et diamants pour femmes. La montre Polo a quant à elle été revisitée, dans une version chronographe avec un boîtier en or blanc serti de diamants et cadran pavé, ainsi que dans une version haute joaillerie Piaget Polo Skeleton. L’importance des couleurs et de l’esthétique de la montre n’a pas échappé, non plus, à la Maison Jaeger-Lecoultre. C’est d’ailleurs pour l’intégrer à ses montres bijoux que la manufacture horlogère a mis au point, dans les Années folles, le 101, le plus petit calibre mécanique à remontage manuel du monde. Imaginez 98 composants dans un boîtier de 1 gramme pas plus grand qu’un ongle ! Aujourd’hui, c’est la collection Rendez-vous qui rend hommage à ces exceptionnelles montres bijoux.

Les iconiques de la joaillerie se mettent à l’heure


Des manufactures horlogères qui parent leurs montres de pierres et de métaux précieux, des joailliers qui mettent leur savoir-faire dans des garde-temps : les Maisons de luxe, qu’elles soient suisses, françaises ou italiennes, se sont engouffrées dans la brèche ouverte par ces pionniers. Ainsi l’iconique Serpenti de Bulgari se fait-il garde-temps, dans une version tubogas avec bracelet en acier et or rose, lunette en or rose sertie de diamants et cadran en opaline argentée, comme dans une spectaculaire « montre secret », une manchette en or rose sertie de corail et de diamants sur laquelle se love le serpent dont la tête aux yeux en émeraude dissimule l’heure. Parmi les autres icones de la joaillerie, la panthère de Cartier se transforme elle aussi en une collection de montres joaillières dotées de mouvements quartz, mécaniques ou automatiques. Les Happy Diamonds de Chopard se mettent à danser sur le cadran de montres, quand la même Maison associe horlogerie et art du sertissage à griffes dans la collection L’heure du diamant. Van Cleef & Arpels, encore, décline son emblématique motif Alhambra dans une série de montres précieuses ou – à l’inverse – pare sa célèbre montre cadenas de cadrans extraordinaires, remettant notamment au goût du jour l’art de l’émaillage. « Le savoir-faire des artisans d’art complète celui des horlogers suisses » : quand deux univers d’exception se retrouvent ainsi, on se dit que les montres joaillières, qui représentent pour l’heure 10% du marché, ont de beaux jours devant elles.

Un prix parfois plus accessible


Si l’on excepte des pièces mêlant haute horlogerie et haute joaillerie, dont le prix peut battre des records (225 000€ pour deux modèles Patek Philippe en janvier 2020), les montres joaillères sont en réalité moins chères que certaines montres techniques. Le prix des premières tourne autour des 10 000€, quand les secondes sont vendues en moyenne entre 15 000 et 20 000€.

Haut Artisanat


Référence incontournable de l’horlogerie genevoise, Patek Philippe met à l’honneur des techniques comme la marqueterie et l’émaillage dans une récente collection, Haut artisanat. Le sertissage y tient une place d’honneur sur trois Nautilus, où les rangs de diamants du cadran reproduisent les petites vagues typiques de la collection. Chaque montre au mouvement mécanique est sertie de 2553 diamants.